Le coup de prague
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Histoire du Coup de Prague
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Le Coup de Prague est le nom donné à la prise de contrôle de la Tchécoslovaquie par le Parti communiste tchécoslovaque. Les historiens tchèques parlent de Únor 1948 (« Février 1948 »).
Pendant le communisme, le terme Vítězný únor (« Février victorieux ») était le terme officiellement employé pour décrire les événements qui, du 17 au 25 février 1948, font que le président de
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Genèse [modifier]
De tous les pays d'Europe centrale qui ont été libérés des nazis et occupés par les Soviétiques,
Alors que le gouvernement tente de se positionner en tant que pays charnière entre les deux blocs émergents, l'annonce du Plan Marshall en juillet 1947 vient mettre un terme à toute ouverture possible vers l'Ouest. Dans un premier temps approuvé à l'unanimité par le gouvernement, le plan est rejeté à l'unanimité quelques jours plus tard sur l'injonction de Staline.
À cette occasion, en 1947, au cours de son congrès tenu à Brno, le Parti social-démocrate tchèque avait pris conscience du danger grave que représente la toute puissance du Parti communiste tchécoslovaque ; aussi, entreprend-il un virage à droite et Zdenek Fierlinger, le représentant de la collaboration étroite avec les communistes est éliminé de la direction du parti.
La crise [modifier]
La crise éclate le 17 février 1948 quand le ministre de l'Intérieur promeut huit nouveaux commissaires de police à Prague, tous communistes, ce qui montrait la mainmise totale du Parti Communiste sur les forces de sécurité. Cela provoqua la protestation, suivi de la démission des ministres libéraux (agrariens, démocrates slovaques et socialistes-nationaux, le parti de Beneš). Ceux-ci pensaient bénéficier du soutien du président Beneš qui les avait encouragés au début. Les démissionnaires pensaient provoquer une crise politique suivie d'élections générales qui auraient conduit le PC à la défaite à cause de son refus du Plan Marshall.
Chronologie du coup d'État [modifier]
Le 17 février 1948, le gouvernement doit débattre du rapport du ministre de
Beneš est informé par Gottwald des intentions des ministres non-communistes et annonce que seul un gouvernement réunissant à nouveau toutes les forces politiques du pays serait nommé. Le plan des non-communistes de se débarrasser des communistes échoue.
Gottwald fait une déclaration publique appelant « le peuple des travailleurs à se tenir prêt dans l'éventualité d'une réaction ». Les milices pragoises (communistes) sont mises en état d'alerte.
Le 18 février 1948, la réunion du gouvernement d'union nationale (le « Front national ») se déroule sans que la question du contrôle de
Le 19 février 1948, les événements des deux jours précédents se répètent peu ou prou à ceci près que la menace de démission collective des ministres non-communistes est officielle et officiellement transmise au président. Le vice-ministre des Affaires étrangères soviétique, Valerian Zorine, arrive à Prague. L'ambassadeur américain, Lawrence Steinhardt, interrompt une cure de santé pour reprendre ses fonctions.
Le 20 février 1948, seuls les communistes et les sociaux-démocrates assistent au conseil des ministres. Un requête formelle est adressée par les partis non-communistes au gouvernement afin de compléter l'agenda du jour. A la suite de leur rejet, les douze ministres « bourgeois » démissionnent et en informent Jan Masaryk. Celui-ci refuse leur démission. Les sociaux-démocrates ne démissionnent pas plus qu'ils ne soutiennent les communistes. Gottwald rencontre Edvard Beneš et lui propose de combler les postes vacants avec des communistes et des sociaux-démocrates. Les communistes préparent une manifestation de masse, place de
Dénouement [modifier]
Klement Gottwald et Rudolf Slánský agissent rapidement et subornent complètement Edvard Beneš, affaibli par une attaque cérébrale. Les démissionnaires sont remplacés par des personnalités favorables au PC, issues de l'aile gauche du Parti social-démocrate, puis Gottwald et Slánský mobilisent leurs milices ouvrières : des centaines d'opposants au sein de la classe politique, de la presse ou d'officiers jugés suspects dans l'armée sont immédiatement arrêtés, grâce à la complicité du ministre de
Après l'épuration, le parlement approuve le nouveau gouvernement, issu du coup d'État, à l'unanimité, et le président Beneš refuse son aval, avant de démissionner lui-même, le 7 juin 1948. Il meurt au mois de septembre suivant.
Le parti communiste et le parti social-démocrate fusionnent, et les partis de droite sont coalisés de force au sein d'un Front national contrôlé par les communistes. Les élections de juin 1948 ont lieu sous le régime de listes uniques sans opposition légale, et donnent officiellement 90 % des voix au gouvernement.
Conséquences [modifier]
Par le Coup de Prague, Klement Gottwald et Rudolf Slánský mettent la main sur tous les rouages du pays. Celui-ci passe sous la coupe d'un régime totalitaire pour quarante ans. La répression s'abat sur les opposants et les membres de l'élite démocratique du pays comme Milada Horáková, condamnée à la pendaison en 1950.
À l'Ouest, le coup de Prague provoqua une émotion considérable parce que
Le coup de Prague et sa spécificité au sein du bloc soviétique
[13-02-2008 12:12 UTC] Par David Alon
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